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Audrey Daulé, "l'INSEP est là pour former, il faut apprendre"

07.04.2020
Audrey Daulé est l’une des pièces maitresses de l’INSEP ainsi que de l’équipe de France. Comme certaines de ses coéquipières en équipe nationale, elle avait un tournoi de qualification Olympique à jouer en plus d’une fin de saison palpitante en Championnat de France avec son club. Malheureusement, l’actualité a décalé d’un an les JO et peut-être même mis fin à la saison dans sa totalité. Malgré tout, c’est plein d’espoirs qu’Audrey Daulé a répondu à nos quelques questions.

Bonjour Audrey, comment vas-tu pendant ce confinement ? 

Bonjour, ça va assez bien, je suis rentrée chez mes parents. Retour aux sources !

Comment occupes-tu tes journées ?

J'essaie de m'occuper comme je peux. Je travaille un peu, je fais du sport. J'ai repris la lecture, chose que je n'avais plus le temps de faire et je profite du jardin à la maison. C'est le moment aussi de prendre des nouvelles de nos proches, de prendre du recul. Mais surtout je reste chez moi en pensant à tous ceux qui travaillent et qui prennent le risque d'attraper le virus pour nous soigner ou tout simplement faire vivre le pays.

Après une première saison prometteuse, le collectif INSEP semblait - avant l’arrêt du championnat - être devenu un candidat très sérieux au titre cette saison. Qu’est ce qui a changé depuis un an ?

Je n'étais pas à l'INSEP (ni même en France) l'an dernier, alors je ne peux pas vraiment juger ce qui a changé. Je peux simplement dire que nous travaillons dur tous les jours et que toutes les filles sont impliquées dans ce qu'elles font. Et ça paie. Après l'équipe est assez jeune ce qui donne quelques irrégularités. On a réussi a gagné Lille chez nous et le tournoi d'après nous avons pris une bonne claque par la même équipe ! Il faut travailler, et l'INSEP est là pour former, il faut toujours apprendre.

Comment te sens-tu dans ce collectif ? L’adaptation a-t-elle été difficile ?

Je me sens bien. C'est sûr que la grande majorité de l'équipe est bien plus jeune que moi mais ce sont des filles sympas et rigolotes, il n'y a pas de raisons que ça se passe mal.

A quoi ressemble une journée au Centre National d’entrainement ?

Pour ma part, c'est assez routinier. Début des entrainements à 8h en muscu puis dans l'eau de 9h30 à 11H30. Je déjeune et je pars travailler directement à Paris à la Protection Judiciaire de la Jeunesse. Retour pour sauter 2 heures dans l'eau à 17h30. Les jeunes elles ont cours entre-temps.

Audrey Daulé (en bleu) et l'INSEP sont une des surprises de cette saison (Crédits Photo : Nice Water-Polo)

Quels sont tes objectifs et ambitions avec l’INSEP et l’équipe de France ?

Mon objectif était surtout de m'entrainer à fond, de progresser individuellement dans une structure de haut-niveau avec des équipements également de haut-niveau. Tout ça pour le mettre au service de l'équipe de France avec laquelle l'objectif est de se qualifier aux Jeux de Tokyo. Je n'ai pas forcément l'objectif du titre avec l'INSEP, après bien sûr que je joue pour gagner tous mes matchs. C'est un peu bizarre de se dire que je veux être championne avec l'INSEP, ce n'est pas un club. Mais si on devait jouer une finale, je ne cracherais pas dessus et je ferais tout pour aller gagner !

Le TQO féminin ainsi que les J.O. reportés, quelles sont selon toi les chances de l’équipe de France féminine d’aller au J.O. l’an prochain ?

Les chances restent les mêmes qu'avant le report des Jeux. C'est sûr que personne ne va miser sur nous. Nos chances sont faibles mais si nous n'y croyons pas autant tout arrêter maintenant. Et puis ces quelques mois supplémentaires nous permettront de continuer d'avancer.

L’équipe de France féminine a beaucoup progressé ces dernières années, que manque-t-il à cette équipe pour venir jouer les premiers rôles face aux grosses nations ?

Du jeu, de la régularité et de réussir à marquer des buts qui est, plutôt, important ! Nous manquons d'opposition, le championnat français n'est pas assez élevé comparé aux équipes que nous affrontons à l'international. Ce n'est pas le manque de travail, puisque nous travaillons vraiment dur, c'est aussi dans le psychologique. Nous travaillons avec une préparatrice mentale depuis deux ans bientôt, nous avons vraiment avancé mais il reste du boulot. Le report des Jeux nous permettra peut-être d'avoir le déclic !

Question bête pour finir, Tokyo 2021 ou Paris 2024 ? 

On est obligé de choisir ? Je prends les deux.

Les Bleues mettront toutes les chances de leur côté pour tenter d'aller aux JO l'année prochaine (Crédits Photo : LEN)

France Water-Polo


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